La FEDOM soutient la filière banane

Pourquoi nous soutenons la banane française

Un référé a interdit à l’Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe & Martinique (UGPBAN) de poursuivre sa campagne de communication « La Banane Française, mieux que BIO, c’est possible ! », à l’occasion du Salon International de l’Agriculture, au motif que cette campagne tendrait à associer la banane française à la production biologique.

Dont acte !

Mais la campagne de l’UGPBAN a l’immense mérite de mettre le doigt sur des distorsions de concurrence insupportables dès lors que les bananes dites « bio » importées de certaines zones de production hors Union Européenne, ne respectent pas le cahier des charges de l’agriculture biologique européenne. La banane « bio » dominicaine par exemple, qui représente 80% du marché, serait ainsi traitée par 14 substances interdites en agriculture conventionnelle dans l’Union européenne.

Nous avions, il y a quelques mois, salué le rapport d’information du Sénat du 7 juillet 2016 qui dressait un constat accablant à propos de la labellisation bio des productions biologiques des pays tiers bien moins exigeantes que celles imposées à leurs homologues des RUP, ce qui a pour conséquence que le consommateur européen est trompé.

La FEDOM, dans ses 28 propositions adressées aux candidats l’élection présidentielle, demande fermement que la France exige que l’Europe mette un terme à ces distorsions de concurrence.

La banane européenne est la seule banane au monde qui respecte 100% des normes sociales, environnementales, phytosanitaires, de sécurité et de traçabilité alimentaire définies par l’Europe.

C’est la raison pour laquelle nous apportons notre soutien total à cette filière d’excellence.

Lire le communiqué de presse de l’UGPBAN : Communiqué en ligne ICI